Toronto : en période de chaleur extrême, les climatiseurs nécessitent une ordonnance – Les groupes à faible revenu peuvent obtenir des subventions

Les vagues de chaleur extrême qui sévissent depuis plusieurs jours font croître l’urgence des résidents de Toronto à se procurer des équipements de refroidissement. Une politique particulière de la ville attire l’attention : les groupes à faible revenu ayant besoin d’un climatiseur pour des raisons de santé peuvent demander une subvention pour son installation sur présentation d’une ordonnance médicale.

Le docteur Samantha Green est une fervente défenseuse de cette politique. Médecin au sein du réseau Unity Health, elle a récemment délivré plusieurs ordonnances pour climatiseurs à ses patients. « Beaucoup de professionnels de la santé et de patients ne savent pas l’existence de ce programme de subvention », explique le Dr Green. C’est pourquoi elle s’est portée volontaire pour travailler dans les cliniques temporaires du quartier St. James Town de Toronto, afin d’informer les résidents sur la politique et de dispenser des soins.

Selon les règlements de la Ville de Toronto, pour obtenir une subvention pour un climatiseur, deux conditions doivent être remplies : d’une part, être bénéficiaire du Programme ontarien de soutien au travail ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées ; d’autre part, posséder une ordonnance médicale précisant que le climatiseur est nécessaire pour des raisons médicales, et que son absence pourrait entraîner une hospitalisation ou représenter un danger pour la vie.

Les cliniques temporaires organisées par l’organisation Community Resilience to Extreme Weather (CREW) ont déjà offert deux services au St. James Town, délivrant au total 42 ordonnances pour climatiseurs. Selon CREW, le St. James Town, qui compte 19 immeubles résidentiels, est l’un des quartiers les plus densément peuplés du Canada. En été 2022, la température intérieure y a atteint 31 degrés Celsius, et est restée à ce niveau pendant deux ou trois jours, menaçant gravement la santé des habitants.

Bien que les cliniques temporaires jouent un rôle certain, le Dr Green craint que certaines populations vulnérables ne soient pas atteintes. Elle plaide pour l’adoption par la Ville de Toronto d’un règlement limitant la température maximale dans les logements locatifs à 26 degrés Celsius. Actuellement, les fonctionnaires municipaux étudient cette proposition et prévoient soumettre un projet au conseil municipal au cours de l’automne courant.

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