Paul St-Pierre Plamondon a créé un malaise au salon Rouge quand il a demandé au premier ministre Legault ce qu’il retenait de ses tentatives de faire des gains à l’intérieur du Canada. Cette nouvelle démonstration de l’impossibilité de réformer le fédéralisme à la satisfaction du Québec n’en fait pas moins partie de l’héritage du père fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Dans la préface de son « Nouveau projet pour les nationalistes du Québec », présenté en novembre 2015, François Legault écrivait : « J’ai la conviction qu’il est possible aujourd’hui de mettre de l’avant une action politique forte pour obtenir des résultats à l’intérieur du cadre fédéral canadien. » À ce jour, pratiquement aucune des demandes dont le document présentait la synthèse n’a été satisfaite.
Personne ne conteste son profond désir de préserver l’identité québécoise. Son gouvernement a renforcé la loi 101, a consacré la laïcité de l’État et a tenté d’accorder les seuils d’immigration à la capacité d’accueil du Québec. Néanmoins, Legault a reconnu implicitement que cela ne suffisait pas.
Legault estime que la CAQ et le Parti québécois poursuivent le même objectif avec des moyens différents. Créer un parti de toutes pièces et le mener au pouvoir en sept ans était d’autant plus remarquable qu’il reposait largement sur une vision autonomiste du Québec.
Source : Le Devoir
Photo : Le Devoir


